02-11-2008

Dieu bénisse l’Amérique

Dieu bénisse l’Amérique

Dans trois jours à la face du monde, l’Amérique montrera, ou non, si elle a réussi à tourner la page du 11 septembre 2001, si elle a changée, si elle veut proposer un nouveau rêve, si, Le rêve américain existe encore. De ceux qui affirment, encore, que l’élection de M. Obama n’est pas un symbole, ceux qui reprochent à l’Amérique profonde des relents de racisme, ceux qui prêchent à raison encore une fois, que la primaire démocrate fut trop longue et trop sanglante, ceux qui reprochent le choix Biden, ceux qui fustigent un triomphalisme voir un messianisme: je concède tout, mais l’Amérique leur répond en écho YES WE CAN. Le sénateur Obama, certains disent le docteur Obama, est un symbole il réinvente, il défend, il redéfinit l’Amérique du changement, on peut ne pas être démocrate, mais une certitude l’emporte l’Amérique qu’il prétend incarner sera différente, cela bien au delà du débat partisan, certes Obama veut sortir d’Irak, offrir une couverture maladie à tous les américains et renouer le dialogue avec l’Iran. Mais le sénateur de l’Illinois est d’abord un symbole, pour ceux qui voient en lui la réincarnation du modèle américain et un héros pour ceux qui pensent et nous en sommes que grâce à lui la politique américaine ne sera plus jamais comme avant. Si une rupture idéologique existe en voilà une, le parti démocrate lors de la plus haute échéance démocratique a permis à une femme et un noir d’en découdre pour la victoire finale. Les deux partis majoritaires en France, le Parti Socialiste et l’Union pour une Majorité Populaire si progressiste et si prompte à tancer l’Amérique, médite, la France l’espère, sur cette réalité. Définitivement le sénateur Obama n’est pas un épiphénomène de la vie américaine, il est l’extrême centre du destin de l’Amérique, son métissage fait de lui en cette terre d’immigration la base de la réconciliation de l’Union. Depuis son discours De la race en Amérique le cosmopolitisme est la base du renouveau de ce rêve américain. Car avant d’être un politique Obama se présente en tant qu’être humain, en témoigne l’arrêt de sa campagne pour aller au chevet d’une grand mère mourante, laissons le cynisme derrière nous ce geste est profondément humain. Le symbole Obama c’est enfin l’occasion de tourner le dos à huit ans d’administration néo conservatrice ultra chrétienne, belliqueuse et qui laisse l’Amérique dans le pire état de son histoire à la face du monde. Obama c’est la dernière chance pour l’Amérique d’être le phare, que les pères fondateurs appelaient de leurs vœux, pour cette fois et peut être la dernière le monde entier retient son souffle pour les Etats-Unis d’Amérique.

YES WE CAN BIA ARNAUD

 

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07-05-2008

Mr le président et l’europe, un bien fade anniversaire

 

Le premier geste présidentiel de Nicolas Sarkozy fut de rendre visite à la chancelière allemande, comme pour rendre leurs lettres de noblesse à des relations internationales curieusement absentes de la campagne présidentielle. Le choix allemand ne fut pas anodin et notre président amateur de signes forts a su en tirer profit. Le vieil adage: plus d’allemagne fera plus d’europe se devait de revenir à l’ordre du jour. Les protagonistes cependant avaient changé, au milieu du siècle dernier un général et un chancelier décidèrent à Colombey les deux églises, d’un vouloir-faire commun, il y a 22 ans François Mitterrand prenait la défense du Chancelier Kohl devant le Bundestag sur la question des euro-missiles. Le seize Mai 2007, c’est une chancelière, à la tête d’une grande coalition qui s’effrite, une femme à la tête d’une europe qui gère difficilement son élargissement sauvage, ses rapports complexes avec la Chine communiste, et l’Amérique de Bush, qui rencontre un président français au fait de sa puissance élu triomphalemant, sur la promesse de la rupture et qui commence, la sienne sur les fondamentaux de la relation franco-allemande. Ainsi en fut-il au cours de cette première année de quinquennat entre France et Allemagne, un rendez vous manqué d’un vieux couple qui ne se supporte plus.

L’équipe Sarkozy depuis l’Elysée martèle la rupture à qui veut l’entendre. Au diable Chirac, De Villepin et les autres, la vieille garde néo-gaulliste a été contesté, déclassé et remplacé. La droite a trouvé son leitmotiv, tandis qu’en matière européene également elle est à présent décomplexée. La désinvolture, en politique de civilisation. L’affaire de l’adhésion de la Turquie représente en ce sens un aperçu clair de l’acception de la place de l’Europe à L’Elysée. En novembre 2006, au temps des promesses le candidat Sarkozy avait tenu ces propos au cours de l’émission télévisée à vous de juger « je demande la suspension de toutes les négociations avec la Turquie » point de vue encore réaffirmé durant le débat télévisé de l’entre deux tours : « ceux qui souhaitent l’entrée de la Turquie en Europe c’est ceux qui ne croient pas en l’Europe politique, l’entrée de la Turquie, c’est la mort de l’Europe politique». Le président français était en effet contre l’entrée de la Turquie… jusqu’à ce qu’il soit élu. Le virage sarkozyste, vers la droite de la droite, s’est heureusement arrêté pour le bien de la france à son election présidentielle, sur ce sujet indépendamment des autres.

Car une foi élu, le président verse une nouvelle fois dans la renonciation : « la France ne s’opposera pas à ce que de nouveaux chapîtres de la négociation entre l’Union et la Turquie soient ouverts dans les mois et les années qui viennent ». La sacre sainte rupture irait elle de paire avec la fin de la politique Gaulliste en matière de relation avec les démocraties du Proche-Orient ? Le président renoncerait il à la place de la France dans le monde, à travers son historique engagement auprès des démocratie arabes, pour satisfaire la frange droitière de son électorat ? Notre président navigue à vue, sans ligne de force et sans vue d’ensemble. Ainsi lorsque Mr Sarkozy s’auto-congratule pour l’adoption du mini traité européen, unique résultat positif à mettre à son actif en matière d’affaire européenne, il se permet toutefois de critiquer durement la politique de la BCE et son président, n’hésitant pas ici à remettre en cause l’indépendance de cette institution. Lorsque le président se rend en lieu et place de Madame Lagarde à la réunion des 27 ministres de l’économie, il fait clairement de l’ingérence gouvernementale, et si les ministres qui finalement ne procèdent que de lui n’y trouvent rien à redire, son comportement agace en europe. Il faudrait parler ici de son comportement avec la Pologne, de son rapport avec Monsieur Poutine, de sa volonté d’Union Méditerranéenne au dessus de l’Europe à laquelle L’allemagne s’est opposée. La liste sans être exhaustive en 12 mois est déjà beaucoup trop longue pour ne pas être préjudiciable pour l’image de la France. Car notre pays s’est coulé dans l’europe, non sans quelques déchirements, sur des sujets comme la souveraineté nationale. Et si la France veut encore réaliser ses grands rêves gaulliens d’un état fort, cette puissance ne pourra en tout état de cause procéder que d’une union forte. Notre président a reconnu des erreurs, il a encore quatre ans et surtout une présidence de l’union en juillet, pour prouver que cet hyperprésident en parole, est capable de transformer sa fougue oratoire en acte. Cette action doit être basée sur ces fondamentaux, la poursuite de la construction de l’Europe politique, la réflexion sur le mode de fonctionnement des institutions au sein d’une Union très élargie, avec des pays au poids politique économique et démographique très distincts. Enfin l’impulsion future de l’union ces nouveaux partenaires et le bien fondé de nouveaux élargissements et leur conséquences. Il est temps que notre président se rassemble et agisse, peut-être pourra-t-il prouver à l’Europe qu’ensemble, tout devient possible?

 

Bia Arnaud

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05-05-2008

le Sarkozysme expliqué aux internautes

Voila, après un long moment d’absence je reviens vers vous pour célébrer ensemble l’anniversaire de la prise de fonction, de notre président. Pour rester efficace et pertinent nous ferons donc une série d’article pour commenter ensemble, l’action présidentielle de l’année qui vient de s’écouler. Le premier article concernera les relations internationale, puis nous traiterons successsivement les grands thèmes qui ont émaillés, la vie politique française.

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25-03-2008

la désinvolture permanente

 » j’ai bien l’intention d »apporter un peu d’authenticité dans le débat politique français » Nicolas Sarkozy Février 2007. C’était il y a un an au temps des promesses, un an déjà, depuis le chef de l’état a consommé son crédit auprès de ses plus proches soutiens, d’une partie de sa majorité et plus grave d’une bonne partie du peuple. Tout cela dirons nous au nom de la sacre sainte rupture, la rupture, nouveau pilier du sarkozysme triomphant. Qu’entend donc ce président désinvolte, quel trait d’esprit la droite bling-bling essaie-t-elle de nous faire avaler, derrière le vocable, rupture? Clairement l’avènement d’un nouveau rapport au pouvoir.
Mais entendons nous bien, un nouveau rapport au pouvoir ne signifie pas une avancée, ainsi Nicolas, Claude, et les autres ont allégrement et pour l’exemple médit des présidences précédentes, ils ont ainsi opposé le mouvement frénétique de notre président au prétendu immobilisme de son prédécesseur. Certes le quinquennat chiraquien a par moment péché par originalité, mais Jacques chirac n’a été pour la France, ni une chance, ni une catastrophe, loin s’en faut. Le président encore candidat a fait campagne sur le thème toujours apprécié de la transparence, encore une attaque en piqué en direction de prédécesseurs qui auraient mené une politique opaque. Mais quelle transparence, le salaire le divorce, le remariage éclair, l’hyperomniprésident, le luxe tapageur, l’amitié affichée et revendiquée avec les détenteurs des grands lobbys economique et médiatique, la présidence sarkozyste est pour l’instant celle des précédents.
La nouveauté étant chez notre président liée à la déchéance ont retrouve cette désabusante rupture au coeur de la pratique politique. En témoigne la quasi-disparition des ministres, le gouvernement Fillon, n’est mème pas un shadow cabinet, qui a entendu parler ces derniers temps de Michelle Alliot-Marie, pourtant ministre de l’intérieur, femme politique de renom et confirmée, présidente du groupe RPR à l’assemblée, présidente du RPR un temps, membre fondateur de l’UMP, qui est aujourdhui considérée comme une promue à qui l’on offre un marocain. Cette attitude est toutefois, certes, dégradante pour des hommes et des femmes politique de d’expérience mais par endroit bénéfique. Alors que la cote de popularité du président atteint trente neuf pour cent d’opinions positives, celle de son premier ministre culmine à cinquante deux pour cent. Il s’agit bien donc ici de sanctionner la politique des conseillers, la désinvolture permanente, c’est le style, c’est l’homme qui est brocardé et non réellement la droite faute d’une opposition constructive.
L’une des nouvelles finasserie du président consiste encore à mettre sur le devant de la scène des ministres qui n’ont de légitimité politique que de son fait. Ainsi on nous livre à l’envie Rama, Fadela, Rachida, sans oublier Valérie. On nous a servi un temps les traitres de l’ouverture mais, il est vrai que le charme de kouchner et Besson est tout relatif sans parler de leur impact politique qui est quasi nul. Ainsi va la politique de notre président, une politique d’annonce sans vision d’ensemble et mener à coup de sondage préalable dans l’opinion,mais la république sondagière montre ses limites, le petit Nicolas ne plait plus et en ce dimanche d’hiver les français vont pour la première fois après son élection envoyer un message clair au locataire de l’élysée un message qui j’espère sera entendu. La démocratie va parler, j’attends.

Bia Arnaud

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25-03-2008

la france présidentielle

La France s’est toujours revendiquée d’une certaine exception, volonté ancestrale d’une nation qui a toujours voulu ètre prise comme modèle. En cela la conception francaise de la politique n’échappe en rien à la règle. Néanmoins en ce début d’année, en ce début de siècle, la France démocratique est passée au plus ardu des révélateurs pour un régime de ce type, l’élection présidentielle, et face à cette échéance majeure la France, chantre de l’exception, en l’occurence politique, peut ètre sérieusement remise en cause. Certes, certains pilliers du champ politique magnifient cette lecture d’un pays en marge de son temps, à rebours d’une époque, en mal de repères et en quète de valeurs. Voilà les vraies et seules certitudes qui sont sorties de la campagne, la france du 21ème siècle ne guide plus les peuples comme Delacroix l’appelait de ses voeux, il n’y a plus dans notre pays « une certaine idée de la France» chère à De Gaulle. Qu’est il donc sorti de ce révélateur politique, de cette lutte pour le pouvoir. Incontestablement une très forte volonté de se fédérer comme un devoir, du peuple de droite.
La droite française, s’est, au dela de ce fait, d’une certaine convergence idéologique en quelque sorte retrouvée. Le sénateur Charles Pasqua l’expliquait en effet dans un entretien vidéo, ce fait: à partir de 1983 l’electorat de droite devient plus sensible et plus exigeant sur des thèmes comme l’immigration l’insécurité et beaucoup d’autre parallèlement, c’est le moment que choisirent les dirigeants du R.P.R., pour une évolution plus centriste de leur mouvement et en cela ouvrirent un boulevard à la politique du Front National. Ainsi l’election de 2007 ne serait que la réparation et la fin d’une certaine conception de la droite française. C’est donc la renaissance de ce que certains éditorialistes qualifient de droite dure, chacun jugera le bien fondé de ce terme, c’est tout au moins un retour à une certaine dialectique populiste de la droite une volonté affichée de retrouver des termes chers à une frange du peuple français, cette frange qui est sensible à des idées comme celle de : l’autorité, la morale ou l’idendité de la nation. C’est cette France qui en partie s’en était allée au dela du giron de la droite républicaine que la campagne présidentielle a su faire revenir. Il y a donc à droite une victoire, un chef, un projet et une majorité. C’est pourtant bien de ce coté là de l’échiquier politique que se posent les questions les plus sensibles en ce qui concerne l’avenir, que penser de cette culture du chef, de cet, osons le terme, hyper president. De l’effacement du premier ministre et du gouvernement et beaucoup plus grave cette volonté clairement affichée d’un chambardement institutionnel, la france de 2007 est elle à la croisée de son histoire ou est elle en chemin vers une destruction démocratique?

 

Bia Arnaud

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